Pendant plus de deux décennies, le SEO a été un compagnon fidèle : parfois technique, parfois créatif, mais toujours indispensable. Et pendant longtemps, la règle était simple : Google affichait une liste de résultats et les marques se disputaient les premières positions.
Aujourd'hui, cette logique ne suffit plus. J'en suis persuadée.
L’arrivée de l’IA générative, le développement de nouveaux moteurs de recherche et, surtout, le lancement de Google SGE, ont complètement changé la donne. Pour la première fois, les moteurs de recherche ne se contentent plus de proposer des liens : ils interprètent, synthétisent et répondent à la recherche. Ils consultent des centaines de sources, évaluent leur crédibilité, organisent les concepts et donnent des explications qui nécessitaient auparavant plusieurs clics.
Au cœur de ce changement, une discipline s’impose : le GEO (Generative Engine Optimization). Il ne remplace pas le SEO, mais transforme notre manière de concevoir la visibilité en ligne. Pour moi, le SEO reste la base, mais une couche supplémentaire s'ajoute.
Cet article reflète mon point de vue personnel, à la fois stratégique et professionnel, sur ce qui se passe dans le secteur, les raisons pour lesquelles le SEO n'est pas en train de disparaître, sur le rôle du GEO et sur la manière dont cette recherche générative réorganise l’autorité digitale à l’échelle mondiale.
Le SEO ne disparaît pas : il devient la base des connaissances Web
J'entends parfois dire que « le référencement naturel va devenir obsolète ». Honnêtement, je pense que c’est une grosse erreur. L’IA générative a besoin de contenu réel pour apprendre, citer et expliquer. Sans sites Web, pas de données. Et sans données, pas de réponses possibles.
Le SEO reste l’infrastructure qui permet aux moteurs de découvrir le contenu pertinent.
Imaginons qu'Internet soit une immense bibliothèque, le SEO serait le système qui l’organise. Même si beaucoup d’utilisateurs n’entrent plus directement dans cette bibliothèque et préfèrent demander à des moteurs génératifs de faire une recherche à leur place, le contenu doit bel et bien exister, être bien structuré et démontrer une expertise réelle.
En clair :
Le SEO n'est pas mort ; il cesse simplement d'être un objectif en soi. En effet, le positionnement seul ne suffit plus. Il faut désormais être compris.
Le SEO ne disparaît pas : il devient la base des connaissances Web
On pourrait croire que le référencement naturel est voué à disparaître face à des outils comme ChatGPT Search ou Google SGE, mais la réalité est tout autre. L’IA générative a besoin de contenu original pour apprendre, citer et expliquer. Sans pages web, il n’y a ni données, ni sources, ni contexte.
C'est pourquoi le SEO reste essentiel, car il pose les fondations qui permettent aux moteurs de découvrir le contenu.
Si Internet est la bibliothèque du monde, le SEO est le système qui l’organise. Et même si les utilisateurs n'utilisent plus directement la bibliothèque, préférant passer par des moteurs génératifs, les livres (le contenu) doit exister, être bien structuré et démontrer une expertise réelle.
Le SEO ne disparaît pas mais il cesse d'être un objectif en soi. Aujourd’hui, il ne suffit plus de se positionner : il faut être compris.
Le GEO : ce qui permet à l'IA de vous considérer comme une source fiable
C'est là que commence la véritable révolution.
Avant, nous optimisions pour apparaître dans les premiers résultats Google. Aujourd’hui, nous les optimisons pour que les moteurs génératifs les choisissent comme élément de réponse.
Clarifions certains points pour éviter toute confusion :
- Le SGE est l'expérience générative de Google.
- Le GEO est la stratégie à adopter pour que les moteurs génératifs utilisent votre contenu comme source d'information.
Autrement dit :
- Le SGE est la vitrine.
- Le GEO détermine ce qui apparaît à l'intérieur.
Alors que le SEO traditionnel vise à « gagner des places dans les résultats de recherche », le GEO répond à une question plus profonde :
Quel type de contenu dois-je créer pour qu'un moteur génératif l'utilise comme source d'information ?
Les moteurs génératifs (ChatGPT, Gemini, Perplexity, Copilot) ne fonctionnent pas comme un moteur de recherche classique :
Ils vont au-delà du classement de pages ; ils en interprètent les thèmes, les sujets traités.
Ils ne valorisent pas les mots-clés, mais la clarté.
Ils ne récompensent pas le volume ; ils récompensent la profondeur.
Le GEO transforme du contenu en un savoir utile. Et c'est notre nouveau terrain de jeu.
Comment ChatGPT, Gemini, Perplexity et Copilot vous « lisent »
Chez ATLS, on a l'habitude de dire que « l'avenir du référencement ne dépendra plus d'un seul moteur de recherche ». La fragmentation est totale. Et chaque moteur a ses propres règles.
GEO pour ChatGPT Search
ChatGPT combine ses propres connaissances avec des informations en temps réel. Il sélectionne des sources qui l'aident à expliquer, plus seulement à référencer.
Si une marque est mentionnée suite à une recherche ChatGPT, c'est parce que son contenu apporte une réelle valeur conceptuelle.
GEO pour Gemini Advanced
Gemini est très sensible à la cohérence multilingue et au traitement en profondeur des concepts.
Il analyse PDF, vidéos, longs textes, documentation technique… tout.
Les marques ayant un discours global et structuré dans toutes les langues s'y voient favorisées. Les entreprises à vision internationale, comme ATLS, partent avec un avantage.
GEO pour Perplexity
Perplexity est un des moteurs les plus « obsédés » par la qualité.
Il n'improvise pas, il enquête.
Si une marque est citée, c’est qu’elle est reconnue comme experte en la matière. Idéal pour ceux qui maîtrisent vraiment leur secteur.
GEO pour Copilot
Copilot combine Bing avec ses propres modèles génératifs et valorise précision linguistique, exemples concrets et clarté du discours.
Si une marque n'explique pas clairement ce qu'elle fait, elle n'apparaît tout simplement pas.
Ici, comme pour la SGE, ce n'est pas le classement qui compte, mais le fait d'être cité.
Google SGE : le nouveau point de départ d'une recherche
La SGE est probablement l'élément qui révolutionne le plus nos recherches à l'heure actuelle.
Pour la première fois, Google privilégie une explication générée par l’IA avant de proposer une liste de liens.
Par exemple, si quelqu’un demande :
« Comment combiner SEO et contenu multilingue pour internationaliser sa marque »,
la SGE analyse, synthétise, explique et, seulement ensuite, suggère des liens complémentaires.
Ce bloc initial est une sorte de « mini-guide ».
Y être cité représente un véritable bond en termes d’autorité.
Mais pour moi le plus important à retenir est ceci :
être en tête des résultats Google ne garantit pas une visibilité dans la SGE. Et apparaître dans la SGE vaut beaucoup plus qu'un bon positionnement.
Car le comportement des utilisateurs a changé : comprendre d'abord, cliquer ensuite
Voilà la clé.
Avant, l'utilisateur effectuait sa recherche comme ceci :
- Il ouvrait plusieurs pages,
- comparait,
- filtrait.
Aujourd'hui, c'est l'inverse :
- la SGE fournit une première explication,
- met en évidence les sources les plus fiables
- et l'utilisateur ne clique que s'il souhaite approfondir le sujet ou agir.
Cela transforme complètement le tunnel de conversion :
- La visibilité d'une marque commence au sein de la réponse générative.
- Sa crédibilité est valorisée avant le clic.
- Et le clic, quand il arrive, a beaucoup plus de valeur.
Le défi n'est donc plus d'attirer le client, mais consiste à être compris et expliqué par la SGE.
Le contenu du futur : moins de volume, plus de sens
Pendant des années, nous avons tous fonctionné selon la même logique : produire du contenu en masse pour cibler tous les mots-clés possibles.
Aujourd'hui, cette approche ne fonctionne plus.
Les moteurs génératifs n’ont pas besoin de vingt articles moyens :
ils en veulent un qui apporte réellement des connaissances.
Aujourd'hui, ce qui compte, c'est la densité conceptuelle, la clarté et la cohérence.
La question n'est plus :
« Quel mot-clé cibler ? »,
mais :
« Quelles connaissances mettre en avant pour ressortir ? »
Le contenu devient une preuve de crédibilité, pas un exercice de répétition.
L’avantage concurrentiel de demain : développer des connaissances, pas du contenu.
Les marques qui domineront le positionnement dans les années à venir seront celles qui sauront organiser leur propre savoir.
Rédiger ne suffit plus : il faut structurer, hiérarchiser et démontrer une vraie expertise.
Et, de plus, il y a un point qui est pour moi essentiel :
les modèles génératifs travaillent avec des concepts, pas des langues.
La cohérence multilingue devient stratégique.
Ce nouveau paradigme demande de savoir combiner :
- contenu expert,
- analyse sémantique approfondie,
- narration éditoriale,
- architecture Web,
- précision linguistique,
- et vision internationale.
Peu d'entreprises peuvent y parvenir seules. On ne parle plus d'une simple mise à jour SEO, mais d'une évolution majeure.
Chez ATLS, nous l'avons compris : l'IA a besoin d'experts
L’IA générative ne remplace pas le savoir humain ; elle l'amplifie.
Dans un monde où la visibilité repose sur la crédibilité des sources, les entreprises ont besoin de partenaires capables de transformer leur expertise en connaissances réellement exploitables par les moteurs génératifs.
Il ne s’agit plus simplement de produire du contenu.
Il s’agit de créer des contenus qui expliquent, structurent la réflexion et positionnent la marque comme une référence.
Chez ATLS, nous intervenons au croisement entre langues, stratégie, internationalisation et technologie. Notre objectif est d'aider les marques non seulement à s'adapter à l'avenir, mais à le façonner.
Le SEO n'est pas mort, mais le SEO seul, si.
J'insiste. Le référencement naturel est plus vivant que jamais.
Ce qui disparaît, c'est l'idée d'un référencement naturel déconnecté d'une stratégie numérique globale.
Google SGE et les moteurs génératifs nous obligent à penser de manière plus holistique. Nous n'optimisons plus des pages : nous optimisons des connaissances.
Les modèles d’IA peuvent booster ou, à l'inverse, rendre invisible les marques selon la clarté des concepts expliqués, la cohérence éditoriale et la valeur réelle qu'elles créent.
Et c'est là que le GEO entre en jeu : il permet d'analyser comment les moteurs génératifs interprètent, connectent et hiérarchisent le contenu.
SEO + GEO = l'architecture de la visibilité du futur.
Car la question clé n'est plus :
« Comment apparaître dans les résultats de recherche ? »,
mais :
« Comment faire en sorte que ma marque fasse partie de la réponse ? »
Les entreprises qui comprennent cela feront la différence. Les autres disparaîtront tout simplement.
Chez ATLS, nous proposons exactement ce que les marques recherchent : un partenaire qui les aide à devenir des références, et non de simples résultats de recherche.
La question clé
n'est plus :
« Comment apparaître dans les résultats de recherche ? »
Mais :
👉 « Comment faire en sorte que ma marque fasse partie de la réponse ? »
Et oui, ATLS peut être le facteur déterminant pour rendre une marque visible… ou totalement invisible dans cette nouvelle ère de la recherche générative.
Questions fréquentes sur le SEO et le GEO
Le référencement naturel (SEO) va-t-il disparaître à cause de l'intelligence artificielle ?
Non. L'intelligence artificielle ne supprime pas le SEO, elle le transforme. Même si des outils comme Google SGE ou ChatGPT génèrent des réponses, ils ont toujours besoin de pages Web bien optimisées pour obtenir des informations fiables. Le SEO reste donc essentiel pour que les marques apparaissent dans tout type de recherche.
Qu’est-ce que Google SGE et quel impact sur le positionnement ?
Google SGE est la nouvelle expérience de recherche basée sur l’IA qui affiche d’abord une réponse générée avant les résultats classiques. Cela change la manière dont les utilisateurs consultent l’information et oblige les marques à produire un contenu plus clair, approfondi et utile pour que Google le choisisse comme source d'informations.
Que dois-je faire pour que mon contenu apparaisse dans les réponses générées par l’IA ?
L’essentiel est de créer un contenu de qualité : clair, approfondi, bien structuré et qui démontre une réelle expertise. L'IA ne valorise pas le volume, mais la clarté et la pertinence des contenus. Plus votre contenu sera compréhensible par la machine, plus vous aurez de chances d’être utilisé comme source.
Est-il toujours pertinent de créer du contenu pour être bien référencé ?
Oui, mais pas n'importe quel contenu. Il ne suffit plus de publier de nombreux articles superficiels. Aujourd’hui, mieux vaut produire moins de contenus, mais beaucoup plus complets, utiles et structurés. L’IA générative valorise le savoir, pas la répétition.

